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Il s’agit de déconstruire et reconstruire le territoire d’une petite commune du Morbihan (Ploërmel) afin de mieux comprendre et d’appréhender ses transformations, aménagements et réhabilitations. Lorsque l’on cherche à créer un espace, on travaille sur des questions de perception et c’est dans ces termes que s’effectue ce travail d’animation. Vivre au quotidien à Ploërmel c’est évoluer dans un espace toujours en transformation. Le lien qui se tisse entre l’habitant et son espace de vie est toujours redéfini sur les bases d’une histoire commune. Un ensemble d’élus, d’architectes et de bureaux d’étude ont fait des hypothèses à Ploërmel, mis en place des expériences. Nul ne peut réellement prévoir la manière avec laquelle la population va jouir du nouveau territoire. Des lignes de forces vont modifiées les usages et finalement orienter l’état du paysage. « Citémorphisme » présenté ici est l’occasion d’appréhender la dimension scénique et symbolique des espaces dans leur caractère de l’éphémère. Ce travail est issue d'une réflexion avec les Ploërmelais sur l'évolution du paysage de leur commune. Une commande par le Centre Culturel de la Communauté de Communes de Ploërmel, présidée par Marie-Annick Arnéodo, exposée du 11 mai au 28 juillet 2007 dans la Chapelle Bleue.
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Les photographies présentées ici sont l’occasion d’appréhender la dimension scénique et symbolique des espaces. L’usager, l’habitant est au centre de la fabrication du paysage urbain. Cette série photographique en est illustration. Il s’agit d‘évaluer l’usage du territoire, l’importance de l’habitant dans la réalisation du paysage, et comment il prend possession d’un espace et lui donne son identité.
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« Eis tin Poli », vers la ville en grec. Polis désignant l’archétype de la ville, celle dont on ne donne pas le nom, qu’on ne désigne que par ce nom. Je me suis promenée à Istanbul en quête de cet archétype. La ville, reflet de notre société, siège de notre culture, nous échappe car elle se transforme, mystérieuse, elle se métamorphose sous nos yeux. Cette série photographique présente une déambulation à la source de mes balades citadines. J’ai cherché les centres de condensation d’intimité où s’accumule la rêverie. Le territoire d’Istanbul est la cité des Milles et une Nuit, ville charnière de l’écorce du monde, une des portes de la mer où navigua Ulysse. Son paysage reflète ses paradoxes aux confins d’un contexte géopolitique complexe et d’un imaginaire fort. « Ce qui n’existe qu’à Istanbul, c’est le fond du décor qui témoigne de la profusiondes rêves et de leur main posée sur le réel. » Avril 2006
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« Sentiers » est une déambulation poétique sur les sentiers de l’embouchure de la Vilaine. Poésie d’un jour de pluie à la frontière entre Pays de Loire et Bretagne. Ce paysage unique, qui est aussi celui de mon enfance, est un fragment du long chemin qui longe la côte Atlantique du Nord au Sud : le sentier douanier. L’aménagement de ce territoire participe à la construction d’un paysage qui a évolué les 60 dernières années par couches, strates, sur les bases de l’histoire de la commune et des évolutions de notre société. Le littoral change de fonction, alors qu’il était autrefois un observatoire et un espace dédié à la protection de notre territoire, il est aujourd’hui le reflet d’un romantisme lié à la notion de nature et de loisirs. Février 2004
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